Poétique fluorescence : Klô Pelgag lance L’étoile thoracique au Club Soda

Cela faisait presque un an qu’on ne l’avait pas vue sur scène, et Klô Pelgag a montré vendredi à son…
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Cela faisait presque un an qu’on ne l’avait pas vue sur scène, et Klô Pelgag a montré vendredi à son public qu’elle n’avait pas chômé durant cette interruption de performances.

Klô Pelgag au Club Soda. Crédit photo: Sandrine Gagné-Acoulon
Klô Pelgag au Club Soda. Crédit photo: Sandrine Gagné-Acoulon

C’est un Club Soda bondé qui a accueilli ce vendredi 4 novembre le lancement de L’étoile thoracique, deuxième album de l’artiste gaspésienne. Entre la mascotte à l’effigie de Klô Pelgag et la panoplie de toutous ornant la scène, l’équipe s’est donné les moyens de reconnecter les admirateurs à leur cœur d’enfant.

Sous l’œil protecteur d’une énorme reproduction de cage thoracique, Klô Pelgag a entremêlé nouvelles chansons et succès de son premier album, L’alchimie des monstres. Le public était conquis d’avance, entonnant en cœur les poétiques paroles qu’il connaissait déjà. Ce n’était pas qu’un lancement, a défendu l’artiste. «J’ai voulu faire un spectacle-lancement. En fait, j’ai fait un spectacle pour vous», s’est-elle adressée aux spectateurs sur le ton cabotin et un peu naïf qu’on lui connaît bien.

Tantôt vêtue d’une combinaison fluorescente, tantôt portant sur son dos une sorte de jet pack en peluche, Klô Pelgag a déploré les sempiternels claps au rythme de la musique, invitant les spectateurs à faire quelque chose d’inédit. «Faites la galette ou donnez-vous de l’amour; je trouve que le public ne se donne pas assez d’amour», a-t-elle clamé. C’est par conséquent avec amour que le parterre s’est assis, dans l’idée d’une «galette symbolique». Un beau moment de symbiose.

Klô Pelgag au Club Soda. Crédit photo: Sandrine Gagné-Acoulon
Klô Pelgag au Club Soda. Crédit photo: Sandrine Gagné-Acoulon

Le spectacle s’est révélé à l’image de L’étoile thoracique : léger dans ses airs et dans son ambiance, mais profond dans le message que tisse habilement Klô Pelgag. Les thèmes, abordés plus concrètement que dans le premier album, sont supportés par une solide instrumentation composée d’un orchestre de 24 cordes et d’un sextuor de cuivres. Le tout a été coordonné par Mathieu Pelgag, dont le talent complète à merveille celui de sa sœur.

Oscillant entre pop, indie et prog, l’album propose donc familiarité et intimité. Un lien peut être plus difficile à tisser dans une salle comme le Club Soda, en comparaison aux plus petites salles où a précédemment joué Klô Pelgag. Néanmoins, elle conserve ce lien si particulier qui fait son charme. Son indéniable talent à nous faire voyager dans sa vision de l’univers, une conception particulière, mais poétique.

Klô Pelgag au Club Soda. Crédit photo: Sandrine Gagné-Acoulon
Klô Pelgag au Club Soda. Crédit photo: Sandrine Gagné-Acoulon

La crainte que l’extravagante artiste se formate aux attentes conformistes d’un certain public a plané durant les premières minutes du spectacle. Heureusement, celle-ci a vite été chassée par de nombreux rebondissements au cours de la soirée. C’est donc tout de même la mystique Klô Pelgag que l’on a retrouvée sur scène. Celle qui s’enduit le visage de peinture fluorescente et qui déblatère des histoires abracadabrantes entre deux chansons. Celle qu’on veut continuer de voir dans des salles toujours plus grandes et plus remplies, mais où règnera toujours une ambiance familière.

Klô Pelgag sera de retour à Montréal le 10 juin, sur la scène du Théâtre Maisonneuve et accompagnée des 28 musiciens de l’Orchestre du temple thoracique. On la verra également à travers le Québec à partir du 17 février.

Article par Ericka Muzzo.

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