Entrevue avec Mathilde Loslier – Vous êtes ici

Les lois physiques délimitent le champs du possible et offrent des potentialités. L’imagination nous donne la liberté nécessaire pour innover, pour élargir ce champs des possibilités. La réalité ? peut êtres simplement pour satisfaire notre désire de vérité.
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ARTICHAUT MAGAZINE: Qu’est-ce que tu/vous dites/faites/vivez avec/dans votre proposition?

Mathilde Loslier : Modifier l’environnement extérieur est une façon qu’a trouvée l’être humain de se rassurer pour pouvoir se concentrer plus facilement sur un but précis. C’est une façon de contrôler le stress, de se mettre en avantage dans certaines situations, ou même, d’un point de vue plus technique, d’être plus efficace. Mais comment se laisse-t-on modifier par notre environnement ? Comment les stimulus sont absorbés inconsciemment dans notre cerveau ? Comment filtre-t-on l’information? À travers une critique des différentes façons dont l’humain et certaines sociétés se perçoivent par rapport au monde j’observe l’impact de nos petits gestes dans un environnement qu’on considère grand et comment ce dernier est en faites tout petit versus l’infiniment grand du système solaire. Le « Grand » réfère au temps, le grand réfère à l’espace et aux perceptions que l’on a de ces dernières variables. Comment expliquer le vertige ressenti lorsqu’on observe une étoile en se disant qu’elle est disparue il y a des millions d’années. Notre perception de la temporalité des choses n’est peut-être pas de l’ordre du réel… Brièvement et plus concrètement, durant la résidence, je travaillerai trois univers existant en parallèle dans l’imaginaire de Rebecca Redher, Maggie Sauvé et Mélanie Lefebrve, qui rentreront en collision avec la compréhension du réel d’Ariane Dubé Lavigne dans un espace que le public croit connaitre.

AM: Pour vous, la courte forme, c’est contraignant/stimulant/aucun changement?

ML: Pour moi, la forme courte est une façon d’accéder à une version brute et épurée d’un travail. Aller directement au nécessaire et se pencher sur ce qui doit réellement exister dans l’Espace. Ma recherche dans cette résidence se résume à recréer un vertige de perception de la réalité. Un vertige ne peut pas être éternel sinon on en vient à un malêtre et à un inconfort. Je crois que la forme courte pourra amener une certaine poésie à mon vertige.

AM: Une parole sage pour la route?

ML: Les lois physiques délimitent le champ du possible et offrent des potentialités. L’imagination nous donne la liberté nécessaire pour innover, pour élargir ce champ des possibilités. La réalité ? Peut-être simplement pour satisfaire notre désir de vérité.

ps: n’y pensez pas trop longtemps , vous risquez d’avoir le vertige, hihi

 

 

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Vous êtes ici, une initiative de création par LA SERRE – arts vivants, sera présenté du 29 septembre au 1er octobre à 19h au Théâtre Aux Écuries.

 

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— LE MAGAZINE DES ÉTUDIANT·E·S EN ART DE L'UQAM