Des ondes à la scène. Résumé des festivités des 25 ans de CISM

CISM lançait les festivités de son vingt-cinquième anniversaire le jeudi 31 mars au Divan Orange avec le groupe montréalais We…
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CISM lançait les festivités de son vingt-cinquième anniversaire le jeudi 31 mars au Divan Orange avec le groupe montréalais We Are Wolves. Un spectacle électrisant et une foule ensorcelée, un mot : MAGIQUE.

Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau
Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau

C’est Jarrett Mann, le directeur général de CISM 89,3 qui a brisé la glace. Dans sa courte allocution, il a pris le temps de remercier le groupe qui occupe une place bien importante chez CISM, puisqu’ils sont non seulement présents sur leurs ondes depuis déjà plus de quinze ans, mais ils détiennent le titre de «la chanson la plus jouée sur les ondes de CISM» avec leur succès Magique paru en 2007.

Puis, les lumières se sont éteintes, et sur une scène baignée par des projecteurs rouges, les 3 membres du groupe sont arrivés, vêtus de noir, rappelant à la fois les trois mousquetaires et Don Quichotte, arborant de grands chapeaux et leurs visages couverts de dentelle noire.

La salle bondée ne faisait qu’un, retenant son souffle. Ce sont les premières notes de Walk away walk qui ont brisé le silence et qui ont laissé place à la folie. Ce spectacle tant attendu n’aurait pu choisir un meilleur endroit, le Divan Orange a offert une ambiance chaleureuse et légèrement glauque qui s’accorde parfaitement au côté sombre et rock du trio. Poursuivant avec la pièce T.R.O.U.B.L.E., le mercure montait dangereusement, le chanteur et bassiste Alexander Ortiz a commencé à faire tomber son costume dès la troisième chanson, et ce au plus grand plaisir de certains membres de la foule.

We Are Wolves Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau
We Are Wolves
Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau

Puis, le claviériste Vincent Lévesque et le batteur Maxime, qui remplaçait Pierre-Luc (en tournée en Italie avec son groupe) ont suivi l’initiative. Mais la chaleur ne se faisait pas seulement sentir sur scène, les projecteurs rouges jumelés à l’énergie explosive de We Are Wolves ont fait perler le front de tout un chacun. L’assistance a également eu droit à une première représentation d’une nouvelle pièce de la formation, Wrong, qui a été très appréciée.

À l’apogée de la soirée, lorsqu’Ortiz a joué les premiers accords de Paloma, la salle au grand complet est devenue une piste de danse à guichets fermés, pour ensuite terminer avec une reprise de la chanson Paranoïd du groupe Black Sabbath au plus grand bonheur d’un public exalté. Le trio a ensuite quitté la scène, mais le public n’a pas eu a demander un rappel bien longtemps, après moins d’une minute ils étaient de retour pour enchaîner Fight and Kiss et bien sûr, Magique. Les spectateurs sont partis comblés et satisfaits, les oreilles bourdonnantes de la basse électrique et les pieds fatigués d’avoir dansé toute la soirée. Plusieurs ont même eu la chance de rencontrer les membres du groupe après le spectacle.

Dédicace au «rap québ»

C’est dans la sueur que s’est terminée une soirée parsemée de twerk, de mosh pits et de rap québécois qui a rassemblé près de 1 000 fans, a confirmé la station.

Loud Lary Ajust, en tête d’affiche, a su épater son public fidèle, majoritairement étudiant, créant une ambiance survoltée. En quatre ans, LLA s’est hissé au rang de joueur clé du rap local. Avec les albums Gullywood et Blue Volvo, le trio a prouvé qu’il était bel et bien une pointure significative du rap «franglais» et encore une fois, en présentant, en primeur, une nouvelle chanson qui fera partie de leur prochain projet.

Brown Photo: Alexandre Perras
Brown
Photo: Alexandre Perras

Le père et ses deux fils qui forment le groupe Brown ont partagé, avec leurs fans, une joie qui s’est avérée contagieuse. Complice, le trio familial s’est approprié la scène de la SAT et a invité la foule dans un univers d’énergies positives par un hip-hop imprégné de reggae jamaïcain et de soul. Snail Kid (Dead Obies), Jam (K6A, Jam et P-Dox, Alaclair Ensemble) et Robin Kerr (Uprising) ont réchauffé les cœurs et faits des heureux avec leurs chansons «Brown baby» et «Lonely». C’est avec chaleur que le père a été accueilli par les spectateurs. Bref, une affaire familiale qui a offert un souffle nouveau à la scène montréalaise.

Maybe Watson et Robert Nelson, les deux membres du groupe Rednext Level, avaient déjà bien diverti les personnes présentes. Le duo de rappeurs, dans une prestation chaotique, s’est adonné à une séance de twerk et de pompes, sur scène. Faisant du rap à ne pas prendre au sérieux, ils ont réussi à capter l’attention d’un public qui ne les connaissait pas nécessairement.

Rock’N’Roll intergalactique

Pour clôturer la fin de semaine de festivités des 25 ans de CISM 89,3, le Club Soda a accueilli le troisième de trois spectacles en trois soirs, pour finir en beauté avec invité I.D.A.L.G., Les Hôtesses d’Hilaire et le fameux groupe montréalais Galaxie.

Anciennement connu sous le nom Il Danse avec les genoux, I.D.A.L.G. a foulé les planches du Club Soda en premier, leur son punk rock psychédélique et leur style expérimental ont charmé la foule tandis que leur groove hypnotique a enflammé le parterre. Le jeune groupe franco a rapidement enivré le Club Soda et a offert une performance digne d’un trip de LSD. Il n’est pas surprenant que la formation montréalaise poursuive son aventure sur les scènes du festival Le Printemps de Bourges en France du 12 au 17 avril.

Les Hôtesses d'Hilaire. Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau
Les Hôtesses d’Hilaire.
Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau

Le trip psychédélique s’est poursuivi lorsque Serge Brideau, chanteur du groupe Les Hôtesses d’Hilaire, est apparu sur scène arborant un boubou orange vif. Le band originaire de Moncton s’est présenté sur scène avec une énergie contagieuse. Leur enchaînement de chansons rock aux sonorités immanquablement puisées dans les années 70 a fait chanter et danser un public très enthousiaste et bien réchauffé. Les membres du groupe ont donné une performance électrisante, digne de Woodstock. Humoristique quoi qu’engagé, la chanson Fais faillite a été chantée par la salle entière, en plus d’une collaboration surprise des Hay Babies.

Puis, pour couronner la soirée, Galaxie est apparu sur scène. Les six membres ont fait exploser le thermomètre, les fondations du Club Soda ont vibré lorsque le public a accueilli le groupe sur scène. La formation montréalaise précédemment connue sous le nom Galaxie 500, joue dans la métropole depuis 2002. Les deux artistes en première partie ont bien réchauffé les planches; Galaxie était en feu. Absolument chaque once du corps des musiciens semblait être habitée par l’esprit du rock et l’ambiance festive était à son comble. Tout un chacun sautait, criait et fêtait. Le jeu de lumières accompagné des solos de guitare déchirants du chanteur et guitariste Olivier Langevin a propulsé la foule dans un autre univers.

Les oreilles ravies et le corps réchauffé artistes et public ont été conviés à poursuivre la soirée au bar le Midway pour fêter un quart de siècle réussi pour CISM et ce, jusqu’au petit matin.

Galaxie. Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau
Galaxie.
Photo: Nina Castilla Warnock-Marceau

Article par Nina Castilla Warnock-Marceau et Myriam Eddahia.


        

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