Amantani sort son rock du garage

Cet été, Amantani, un groupe composé de deux paires de frères, s’est fait entendre sur les scènes de plusieurs festivals. Le quatuor…
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Cet été, Amantani, un groupe composé de deux paires de frères, s’est fait entendre sur les scènes de plusieurs festivals. Le quatuor rock garage n’en est qu’a son deuxième EP, mais il a su se faufiler parmi les programmations pour se tailler une place dans la cour des grands.

À quelques jours de leur prochain spectacle qui a lieu dans le cadre de Coup de cœur francophone, le temps vient à manquer. Maxime Deschênes, le bassiste, s’est donc proposé pour parler au nom des autres membres du groupe (Pascal Poitras Patry, Alexis Patry  et son frère Samuel Deschênes). Ainsi débute le jeu des questions-réponses.

Crédit: Amantani
Crédit: Amantani

Q- Cet été on a pu vous voir sur de multiples scènes. Vous avez participé aux Francofolies de Montréal, au Festival de musique émergente, à Pop Montréal ainsi qu’à biens d’autres spectacles indépendants. Le 9 novembre, vous serez en première partie du groupe Les Indiens dans le cadre de Coup de cœur francophone.

R- Avec Les Indiens ça risque d’être vraiment fun. On les connaît un peu, mais on n’a pas encore joué avec eux. Ça risque d’être un bon show même si notre musique ne se ressemble pas tant que ça. De notre côté, on va en profiter pour jouer de nouvelles compositions. Il risque d’y en avoir de 3 à 4!

Q- En parlant de nouvelles compositions, à quand un album complet?

R- Il y aura certainement un prochain album pour l’automne 2014. On ne sait pas encore néanmoins comment on va le présenter. Pour l’instant, on se dirige vers un album complet. Il risque de ressembler plus à notre premier mini-album que Les Grandes Nocturnes. C’est plus long parce qu’on y met plus d’attention que le premier dont certaines chansons avaient été composées en vitesse. C’est arrivé souvent qu’Alexis se pointe avec un texte écrit une heure avant. La même spontanéité reste, mais elle est plus travaillée si on peut dire. Le produit final est vraiment plus peaufiné. Bref, on reprend les mêmes idées de base, mais on garde juste ce qui est essentiel.

amantani

Q- Votre deuxième EP, Les Grandes Nocturne a eu un certain succès. C’est entre autres grâce à ce mini-album que vous avez gagné en notoriété.

R- Notre deuxième EP n’a pas connu le même succès parce qu’à la base il a eu plus de visibilité. On a produit le premier EP très vite et on a distribué quelques copies dans les radios sans vraiment pousser pour qu’il soit entendu. Ça a bien fonctionné quand même puisqu’on a entendu nos pièces à quelques reprises sur les ondes. Chaque fois, on était surpris! Dans le cas des Grandes nocturnes, on s’est pris différemment et on a fait un peu plus de publicité.

Q- Amantani est nommé au Gala Alternatif de la Musique Indépendante au Québec (GAMIQ) dans la catégorie meilleur EP de l’année. Réactions?

R- C’est toujours fun ce genre de nomination. Ça te confirme que tu es remarqué et qu’il y a du monde qui aime ce que tu fais. C’est cliché, mais même si Amantani gagne ou non, juste la nomination c’est beaucoup. Ben hâte!

Q- Depuis le lancement du EP Les Grandes nocturnes, les spectacles s’accumulent. À quoi va ressembler le reste de l’année pour vous, pensez-vous continuer sur le même rythme avec l’album en production?

R- Cet été, nous avons fait des scènes plus grosses que ce à quoi on était habitué. Cependant, on est resté pour la plupart de nos spectacles à Montréal. Ça fait longtemps que le groupe pense aller jouer en région. D’ailleurs on commence tranquillement à prévoir une mini-tournée en février au Lac-Saint-Jean. Ce qui est difficile dans ce genre d’organisation c’est de «booker» beaucoup de shows d’avance. Tant qu’à aller aussi loin, il faut faire le plus de scènes possible sinon c’est caduc. Les autres régions du Québec nous intéressent aussi, mais au Saguenay on sait qu’on va avoir une belle foule. Puis, vu qu’on vient de Québec, c’est sûr que l’on compte y retourner bientôt. Le band essaie d’être égalitaire avec ça et de ne pas oublier ses fans de la capitale nationale même si on habite maintenant à Montréal.

Q- Le mélomane Benoit Poirier a fait une critique assez nuancée de votre travail pour Bande à Part, écrivant : «les garçons déclinent des textes simplement imagés de bluettes et de détours de bars dans des couches de fuzz denses, et reflètent l’immédiateté culottée du bourgeon de l’âge». Est-ce que ça vient vous chercher de tels propos?

R- Je l’ai bien aimé moi cette critique! Je trouve toutes les critiques intéressantes parce que c’est un regard extérieur. Il faut les prendre avec un grain de sel quelquefois, mais en général ça nous ressemble. La critique de Bande à part donne l’impression qu’on est immatures? Ouais, c’est pas mal ça. Quant au Voir, il dit qu’on a une touche de lycanthropie? C’est pas mal vrai aussi même si on compose de jour! On est des êtres de la nuit pour notre travail, nos concerts. Une partie de notre mode de vie influence clairement notre musique.

Q- En général, comment le groupe conçoit sa popularité naissante? 

R- Je crois que rien n’est gagné d’avance et il faut toujours continuer de progresser. C’est vrai qu’on a eu un bel été, mais le groupe ne va pas s’arrêter à ça et s’asseoir sur ses lauriers. Il faut se dire à la place que l’année qui s’en vient sera encore meilleure pour le groupe. En somme c’est bizarre à dire, mais Amantani a un bon début de réputation.

Crédit: Amantani
Crédit: Amantani

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Amantani sera en spectacle le 9 novembre à 22h au Divan Orange dans le cadre de Coup de coeur francophone.

Article par Isabelle Langlois. Isabelle est étudiante en journalisme à l’UQAM et collabore par conséquent dans quelques médias de l’université comme le Montréal Campus et l’Artichaut.

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