Alchimie scénique pour Klô Pelgag

Des mannequins accrochés au plafond, du gazon synthétique aux pieds des musiciens et un immense piano à queue embourbé de…
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Des mannequins accrochés au plafond, du gazon synthétique aux pieds des musiciens et un immense piano à queue embourbé de fausses chandelles; dès le premier instant, le spectacle de Klô Pelgag a été surprenant. La chanteuse et son groupe ont réalisé une performance haute en couleur pour la première de leur spectacle L’alchimie des monstres le 11 novembre au Lion d’Or dans le cadre de Coup de cœur francophone.

crédit photo: Prisca Benoit
crédit photo: Prisca Benoit

Avec la mise en scène de Dave St-Pierre, on se serait cru dans une scène de théâtre absurde. Les musiciens étaient les premiers à entrer sur scène, tous coiffés d’un masque de rongeur aux yeux rouges. La chanteuse les suivait, accoutrée d’une grande cape rouge, pistolet à eau à la main et jambes plâtrées de papier d’aluminium. Le ton du spectacle était donné. L’énergie investie pour mettre en scène l’univers éclaté de Klô Pelgag se sentait jusque dans les détails, si bien que le public n’a pas eu seulement droit à quelques chansons enchainées les unes après les autres, mais bien à un spectacle aussi visuel qu’auditif. D’un bord à l’autre de la scène, des éléments insolites jonchaient le sol et pendaient du plafond. «J’ai déménagé mon stock ici», a blagué la chanteuse entre deux chansons.

La performance du groupe de Klô Pelgag s’est mérité une note presque parfaite. Les chansons s’enchainaient aisément, malgré les changements de costume fréquent, fidèles à l’album sorti le 24 septembre dernier. La chanteuse était pétillante sur scène, son aise avec le public se faisait sentir à tout instant. Ses interprétations étaient senties et authentiques, le plaisir de performer transperçait son visage. Le petit ensemble qui accompagne la chanteuse étonne à première vue, avec des cordes, une guitare, une contrebasse, une batterie, une clarinette et un basson, mais cette formation donne à la musique de Klô Pelgag une couleur bien à elle, mêlant le classique au folk.

Pochette de l'album L'alchimie des monstres
Pochette de l’album L’alchimie des monstres

À certains moments au cours du spectacle, des personnages arrivaient sur scène et interagissaient avec le public, comme un gros singe poilu ou un Dark Vador. Un des membres de l’orchestre a même réalisé un tour de magie entre deux chansons. Parfois, le concept était poussé presque jusqu’à la performance, notamment avec le faux malaise qui a pris tout le monde par surprise lorsque le batteur du groupe s’est carrément engueulé avec le metteur en scène. Soupir de soulagement lorsque l’attrape fût dévoilée! Reste qu’à trop vouloir en faire, on finissait par ne plus savoir ou donner de la tête.

Julie Blanche

Julie Blanche
Julie Blanche

En première partie, Julie Blanche a livré une performance toute en douceur accompagnée de son band. La voix de la chanteuse, posée et sobre, se mélangeait joliment à la musique planante, allant parfois jusqu’à en perdre certaines paroles. Les spectateurs étaient plongés dans une ambiance feutrée qui allait être totalement contrecarrée avec l’arrivée de Klô Pelgag sur scène en deuxième partie. Le nom de ces deux jeunes femmes mérite d’être retenu.

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L’album de Klô Pelgag, L’Alchimie des monstres est disponible depuis septembre et tourne un peu partout au Québec jusqu’au mois de mai.

On peut écouter un EP de Julie Blanche sur le bandcamp de l’artiste.

Coup de cœur francophone
se poursuite jusqu’au 17 novembre.

Article par Prisca Benoit. Native de Québec, exilée dans la grande ville, Prisca cherche sa voie en tant qu’étudiante en journalisme à l’UQAM. Elle s’est dit qu’une collaboration avec l’Artichaut n’était pas du tout une mauvaise idée.

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