Aube. Le troisième album de Mehdi Cayenne

Mehdi Cayenne nous revient avec un troisième album, Aube, un album qui vient réellement du cœur puisque celui-ci traite de…
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Mehdi Cayenne nous revient avec un troisième album, Aube, un album qui vient réellement du cœur puisque celui-ci traite de la peine d’amour. Ce qui pourrait être pressenti comme du déjà vu est en fait un résultat harmonieux, énergique par moments, mais surtout passionné sur tous les bords. Mehdi Hamad nous l’avait bien dit en mars dernier : c’est un album qui traverse ses émotions et son intimité.

Crédit photographique: Jay Leblanc
Crédit photographique: Jay Leblanc

Aube se veut plus en douceur, comparativement à ses deux grands frères Luminata (2011) et Na Na Boo Boo (2013). Il reflète toutefois parfaitement son créateur puisqu’on retrouve son énergie débordante dans toutes les pièces. Douceur n’égale pas tout le temps calme. Dans ce cas-ci, la musique est fébrile, rythmée.

Na Na Boo Boo était un album gonflé d’énergie, d’un style «coucous punk», une expression employée par Mehdi à la blague. De son côté, Luminata se voulait plutôt un délire pop, absolument éclaté toujours. On a donc l’impression, avec Aube, que Mehdi s’est recentré et a créé un produit fini plus posé, mais encore des morceaux qui donnent envie de danser, ou du moins de taper du pied pour les plus timides.

Une autre différence avec les opus précédents, Aube présente une histoire suivie. Il raconte une relation amoureuse qui va vers sa fin. De A à Z, on ressent ce fil conducteur, chose à laquelle il ne nous avais pas habitués.

À l’écoute d’Aube, on retrouve des tons un peu funk et toujours les couleurs de rock éclaté à la Mehdi, mais aussi de l’acoustique. Des chansons qui semblent plus personnelles nous rapprochent de l’artiste, comme «Minuit arrive» et «Fais de ton mieux», dont le texte et la musique sont signés Mehdi Hamad, dit Cayenne.

En fait, toutes les pièces proviennent de sa plume. On leur reconnait sa poésie, les images qu’il se plait à incorporer dans ses paroles. Il joue avec la langue et le jeu est fluide. On remarque par exemple le jeu sur les homophones, qui ne se voit qu’à l’écrit, «Ma chère/ Ma chair», et qui coule dans le morceau langoureux intitulé «Ton corps».

Il fut un temps où c’était un album du Mehdi Cayenne Club qu’on se procurait. Qu’en est-il du Cayenne Club? Il est toujours là, malgré le «Club» qui a disparu de la marque. Le Cayenne Club, c’est François Gravel aux claviers et Olivier Fairfield (Timber Timbre, Fet. Nat) à la batterie. Les deux complices ont également participé à la composition de bon nombre de morceaux figurant sur l’album. C’est justement Olivier Fairfield, accompagné de son frère Charles, qui a signé la réalisation de l’album. Avec Mehdi, toujours.

Les peines d’amour sont un sujet vu et revu. Mais, Mehdi Cayenne est parvenu à lui amener sa propre touche, son lyrisme et sa vitalité. Autant que la musique au coeur brisé s’apprête mieux aux journées pluvieuses, Aube est absolument un album à apprécier beau temps, mauvais temps.

L’album Aube de Mehdi Cayenne est sorti le 6 novembre dernier.

Article par Camille P. Parent.

Artichaut magazine

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