Entrevue avec Camille Lacelle-Wilsey – Vous êtes ici

Je suis Camille Lacelle-Wilsey, la madame qui a invité Eryn Tempest, Thomas V.Christie, Cédric Delorme et Marie-Audrey Jacques à explorer un projet avec de la danse, de la photo, du film, du son, du textile et de la lumière avec elle.
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Crédit photographique: Diane Arbus
Crédit photographique: Diane Arbus

 

ARTICHAUT MAGAZINE: Qui êtes-vous? 

Camille Lacelle-Wilsey: Je suis Camille Lacelle-Wilsey, la madame qui a invité Eryn Tempest, Thomas V.Christie, Cédric Delorme et Marie-Audrey Jacques à explorer un projet avec de la danse, de la photo, du film, du son, du textile et de la lumière avec elle.

AM: Qu’est-ce que vous proposez à Vous êtes ici?

CLW: Je propose un espace où, tour à tour, chacun des artistes s’inspire de près ou de loin, du travail chorégraphique qu’Eryn et moi développons à partir de l’œuvre et de la vie de la photographe Diane Arbus.

En consultant les biographies et les analyses de ses œuvres, nous avons créé un projet qui s’en inspire librement et qui laisse l’inconscient guider la suite. Nous nous sommes attachés à l’univers lumineux et à l’époque de ces photographies ainsi qu’au sujet du Freak. Qu’est-ce que le Freak des années 60 aux États-Unis, quels échos reste-t-il aujourd’hui? Quelle résonnance dans nos corps et dans notre présence?

AM: Qu’est-ce que tu/vous dites/faites/vivez avec/dans votre proposition? 

CLW: Eryn et moi explorons actuellement avec nos corps le nerveux, le glitch, le fragmenté, le détail du regard. C’est dans notre recherche physique que nous touchons une étrangeté difficile à nommer. Nous chantons, nous regardons, nous swingons l’air autour de nous, dans une approche qui nous est propre.

AM: Pour vous, la courte forme, c’est contraignant/stimulant/aucun changement? 

CLW: La courte forme, c’est familier. Avec tout le bon et tout le mauvais de la famille.

AM: Ce que vous souhaitez aux diplômé(e)s qui suivront? 

CLW: Aux prochains diplômés, je souhaite qu’ils soient capables de se lancer dans des processus de créations incroyables avec du monde passionné. C’est cucul, mais c’est rare. On oublie souvent de penser la structure de nos projets. On est dans un système qui propose beaucoup de spectacles, mais l’accent n’est pas mis sur la recherche. LA SERRE est précieuse à Montréal pour ça. Je souhaite aux prochains diplômés de trouver les opportunités de créer sans jugements, de pouvoir être les freaks qu’ils ont toujours été.

AM: Une parole sage pour la route? 

CLW:

Akikaze ya

Mushiri ta gari shi

Akai hana

– Issa Kobayashi

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Vous êtes iciune initiative de création par LA SERRE – arts vivants, sera présentée du 29 septembre au 1er octobre à 19 h au Théâtre Aux Écuries.

Artichaut magazine

— LE MAGAZINE DES ÉTUDIANT·E·S EN ART DE L'UQAM