Lancement de cymbales pour Alex Nevsky

C’est dans un Club Soda débordant et extatique que se sont opposées des performances complètement différentes de Charles-Baptiste et d’Alex…
1 Min Read 0 156

C’est dans un Club Soda débordant et extatique que se sont opposées des performances complètement différentes de Charles-Baptiste et d’Alex Nevsky le 16 novembre dernier, dans le cadre de Coup de cœur francophone. Deux artistes énergiques qui ont enflammé le cœur des spectateurs.

Crédit photo: Marianne Julien
Crédit photo: Marianne Julien

Charles-Baptiste

Seul au clavier  (peut-être aurait-il préféré un piano, au centre de la scène) et n’ayant comme seul éclairage un projecteur blanc, le Français Charles-Baptiste en a mis plein la vue au public montréalais par sa virtuosité et ses chansons humoristiques.

Digne d’un spectacle d’humour, la première partie d’Alex Nevsky a animé immédiatement la salle par la variété de ses compositions. Commençant d’abord le spectacle avec des chansons plus graves telles que En route pour l’oscar,  il s’engagea ensuite vers des pièces plus humoristiques et joyeuses telles que Je ne quitterai pas ma femme pour toi et J’écoute de tout j’suis fan de rien.

Charles-Baptiste. Crédits photo: Francofolies
Charles-Baptiste. Crédits photo: Francofolies

Cet artiste, qui a participé aux Francofolies de Montréal l’été dernier, a installé une ambiance délurée, passant de l’humour à la danse, ne laissant jamais le public s’ennuyer une seule seconde. Ayant les spectateurs à cœur, Charles-Baptiste leur a dédié ses chansons, comme J’aimerais être aussi cool que toi à «ceux qui n’ont aucune confiance en eux» et Ce ne sont que des jeunes à «ceux qui ne savent plus où ils sont (entre jeunes et vieux)». Pour démontrer l’amour qu’il porte pour Montréal, il a généreusement fait écouter au public sa nouvelle composition vieille d’une semaine.

À l’humour succède l’amour

Avec un Club Soda qui se remplissait de plus en plus pendant la performance de son compatriote français, la salle était comble avant que ne commence le spectacle de celui dont le nom figurait sur la marquise.

Commençant par la chanson éponyme de l’album, Himalaya mon amour, Alex Nevsky épate son public par la richesse du son des instruments et des voix unies de son groupe. Il a enchaîné les chansons du dernier et du premier album, De l’une à l’aube, presque sans interruption. Seulement quelques mots de remerciement et des paroles échangées avec le public entrecoupaient la performance.

Pendant ses morceaux les plus «pop» et les plus entraînants, la scène d’Alex Nevsky devenait un vrai cirque, échelonnant la scène d’un côté à l’autre, lançant des cymbales au sol, jouant du tambourin avec les bras enfermant la pianiste et choriste, le mélomane a offert une performance de feu. Alors qu’il entamait les premières notes de ses pièces plus graves telles que Si tu restes et Loin, la scène, tout comme la salle, se remplissait d’un éclairage bleu clair, calmant aussitôt ses occupants. Un silence complet, qu’Alex Nevsky a caractérisé d’«incroyable», a permis d’apprécier l’acoustique et à la rondeur du son de ses performances à la guitare et au clavier, et bien sûr de sa voix.

Crédit photo: Marianne Julien
Crédit photo: Marianne Julien

Un seul élément manquait à cette ambiance tantôt festive, tantôt émouvante, qui  offrait aux compositions éclectiques des éclairages frappants, une qualité sonore et une basse électrisantes : la scène était dépourvue de tout décor, à moins que les fils électriques n’en soient un! Une touche de couleur ou de fantaisie aurait ajouté quelque chose de spécial et d’ambiant au spectacle.

——
Himalaya mon amour, l’album d’Alex Nevsky, est disponible depuis août 2013.

On peut écouter sur le site de Charles-Baptiste trois de ses chansons, disponibles sur son EP.

Article par Marianne Julien. Étudiante en journalisme à l’UQAM, Marianne Julien tente tant bien que mal à se créer une place dans l’univers médiatique, surtout dans la musique, son domaine de prédilection. C’est en étant collaboratrice à CHOQ.FM, à l’Esprit simple, à l’Artichaut et à SeizeNeuf qu’elle s’ouvre ses premières portes.

Artichaut magazine

— LE MAGAZINE DES ÉTUDIANT·E·S EN ART DE L'UQAM