Un choc électro. Concert de Milk and Bone

Ambiance décontractée, petits verres de vin sirotés. L’Agora du Cœur des Sciences de l’UQAM s’était mise belle pour une soirée…
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Ambiance décontractée, petits verres de vin sirotés. L’Agora du Cœur des Sciences de l’UQAM s’était mise belle pour une soirée organisée dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma le 14 octobre dernier. Autant de gens provenant du milieu artistique que de simples curieux emplissaient l’espace pour assister à la performance du duo féminin montréalais Milk and Bone. Ou plutôt Milk and «Bombe».

Crédits photographiques: Sarah Babineau
Crédits photographiques: Sarah Babineau

Composé de Camille Poliquin (KROY) et de Laurence Lafond-Beaulne, le groupe electro-pop a livré une prestation intime en toute simplicité. La scène n’avait rien d’extraordinaire: une vidéodiffusion continue d’images expérimentales et deux pianos électriques. À vrai dire, tous les éléments étaient déjà là.

Anciennement choristes pour David Giguère, Alex Nevsky et Jason Bajada, entre autres, les deux têtes noires sont de vraies habituées de la scène. Bien qu’elles semblaient fébriles de présenter leurs chansons fraîchement composées, les deux chanteuses prenaient leur aise devant le public. Une blague par-ci, un regard complice par-là; les spectateurs se fusionnaient à l’amitié inébranlable des deux vingtenaires.

Crédits photographiques: Sarah Babineau
Crédits photographiques: Sarah Babineau

On ressentait une improvisation dans leur mise en scène. Le duo s’exécutait en toute nonchalance, ce qui rendait le public confortable malgré les quelques difficultés techniques. En s’excusant d’une maladresse au piano, Poliquin a également mentionné que Milk and Bone n’avait que deux spectacles à son actif. L’improvisation est alors légitime dans ce cas et on succombe au charme de Milk and Bone encore une fois. Non seulement le public est séduit par leur charisme irréprochable, mais aussi par la combinaison enchanteresse des deux voix.

L’ensemble était exécuté comme une valse: propulsé par les grands élans vocaux de Camille, puis tranquillement ramené sur terre par la douce sonorité de la voix de Laurence, il faisait bon de rester assis, à contempler le niveau élevé de talent qu’il y avait sur scène. Milk and Bone vient chercher le public jusqu’aux tripes. Des paroles déchirantes ponctuées d’une vibrante mélodie au piano. On vit une mélancolie où il fait bon d’y être.

Pour combler le temps qui leur était alloué, elles ont joué une chanson ayant «marqué notre génération», comme l’a formulé Lafond-Beaulne, en débutant Forever de Chris Brown avec son ukulele. C’est ce qui a inévitablement décroché un sourire à tous les Y de la salle. Petit moment comique qui illustre un petit hic: les deux montréalaises ne possédaient pas suffisamment de compositions pour combler les trois quarts d’heure de représentation. Elles ont interprété New York en dernier, ce qui a certainement consolé les plus déçus du peu de temps qu’elles ont passé sur scène.

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Le duo électro pop Milk and Bone a offert une prestation gratuite au Coeur des sciences de l’UQAM le 14 octobre dernier. Coconut Water et New York sont actuellement les deux morceaux disponibles sur leur page SoundCloud. KROY, le projet solo de Camille Poliquin, sera au Cabaret du Lion d’Or le 22 novembre prochain.

Article par Geneviève Jetté. Étudiante en journalisme à l’UQÀM et passionnée de culture, Geneviève est colorée et curieuse. Son but est de véhiculer son amour inconditionnel pour les arts cinématographiques et musicaux.

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