Entrevue avec les créateurs de Méandres d’un fauve– Vous êtes ici

Méandres d’un fauve c’est une réflexion autour du bouillonnement intérieur que peut susciter l’acte créateur chez un artiste et sur ce qui pourrait pousser ce dernier à établir un manifeste. Dans ce projet, une peintre fictive, Simone, tente de comprendre comment canaliser tous ces éléments qui peuvent être source d’inspiration - des souvenirs, des images, des œuvres, des bruits et des couleurs. Plus ses idées se précisent, plus l’écart se creuse entre sa pratique et celle de ses pairs. Elle devra s’armer de ses idées, de ses principes et de ses convictions pour enfin oser proposer une peinture qui lui est propre.
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L’équipe de
Méandres d’un fauve est composée de Vincent Boudreau, Annabelle Payant, Karl Émile Durand et Frédéric Goulet. Leur travail sera présenté du 28 au 30 septembre prochain au Théâtre Aux Écuries dans le cadre de l’événement Vous êtes ici produit par LA SERRE — arts vivants.

Oeuvre: Christiane Löhr – Grosse Bogenform big arch form, 2013

Artichaut Magazine: Qui êtes-vous?

 

Frédéric Goulet: Deux comédiens, Annabelle Payant et moi-même, un concepteur «généraliste», Karl-Émile Durand et un autodidacte en cinéma/photographie, Vincent Boudreau. Une simple rencontre entre quatre personnes avec des affinités et des intérêts communs.

AM: Qu’est-ce que vous proposez à Vous êtes ici?

 

FG: Nous proposons une sorte d’installation dans laquelle se déroulera une performance théâtrale, où les propos seront ponctués par des textures, des images et des sons. Nous irons au-delà de la représentation conventionnelle d’un texte narratif en proposant un projet à caractère plus «en continu», plus «vivant». Aussi, la mise en scène se concentrera davantage sur les principes de l’art visuel, c’est-à-dire en cherchant à créer une ambiance changeante au fil du récit et même d’une représentation à l’autre. Avec Méandres d’un fauve, nous présentons un projet évolutif, en chantier et cette forme fait directement écho à son contenu.

AM: Qu’est-ce que tu vous dites/faites/vivez avec/dans votre proposition?

 

FG: Méandres d’un fauve c’est une réflexion autour du bouillonnement intérieur que peut susciter l’acte créateur chez un artiste et sur ce qui pourrait pousser ce dernier à établir un manifeste. Dans ce projet, une peintre fictive, Simone, tente de comprendre comment canaliser tous ces éléments qui peuvent être source d’inspiration – des souvenirs, des images, des œuvres, des bruits et des couleurs. Plus ses idées se précisent, plus l’écart se creuse entre sa pratique et celle de ses pairs. Elle devra s’armer de ses idées, de ses principes et de ses convictions pour enfin oser proposer une peinture qui lui est propre.

 

AM: La courte forme pour vous, c’est contraignant/stimulant/aucun changement?

 

FG: Autant au niveau de la conception que de l’écriture, cette forme, voire même cette contrainte si l’on veut, nous force à trouver des manières brèves mais efficaces d’arriver à notre propos. Nous nous laissons prendre au jeu et à travers ce travail de concision l’essence du projet se révèle d’elle-même. Plusieurs réflexions et idées sont tombées, mais autour du projet vivent des fantômes de quelque chose de plus grand, plus ambitieux que nous n’oublierons pas!

 

AM: Comment on se sent en tant que jeune diplômé-e en arts vivants?

 

FG: Bien. Très bien. Pour paraphraser Patti Smith: «Personne ne nous attend. Tout nous attend».

 

AM: Une parole sage pour la route?

 

FG: What you risk reveals what you value.

Vous êtes iciune initiative de création par LA SERRE – arts vivants, sera présentée du 28 au 30 septembre 2017 au Théâtre Aux Écuries.

Artichaut magazine

— LE MAGAZINE DES ÉTUDIANT·E·S EN ART DE L'UQAM