La première soirée du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue a eu lieu ce jeudi et les artistes ont déjà mis la barre haute. Rouyn-Noranda est en fête!

Philippe Brach a lancé le bal en performant sous le soleil tapant de la capitale du cuivre, bière à la main, avec sa guitare comme unique accompagnement. «Je ne vous garderai pas longtemps, comme ça vous pourrez aller boire de la bière et moi aussi!» Le ton était donné; la convivialité et la proximité avec les artistes est toujours de mise au FME. L’artiste a chanté quelques compositions, les mêmes qui l’ont mené à la victoire aux Francouvertes, entraînantes, d’une poésie sensible et masculine.

Crédits photographiques: Andrea Valeria
À la suite d’un gros méchoui organisé par les bénévoles du FME, les festivaliers avaient le choix entre deux spectacles. David Giguère a performé avec douceur des mélodies envoûtantes et suaves dans l’ancienne église, qui est désormais l’Agora des arts à Rouyn-Noranda. Accompagné de sa choriste Camille Poliquin, ils bercèrent les FMEois avec leurs harmonies. Ensuite, Jimmy Hunt est embarqué sur scène avec une énergie aussi électrisante que ses cheveux en bataille. «Savez-vous ce que j’aime vraiment pas? Les chaises!» Ce n’est qu’à la dernière chanson que les spectateurs se sont tous levés de leur siège et se sont mis à danser.

Crédit photographique: Andrea Valeria
Dehors, sur la 7e rue, le spectacle de la rentrée battait son plein. Rich Aucoin en a impressionné plus d’un avec son énergie débordante. Présent à la nuit électro de l’année précédente, il a encore su animer le public avec fougue. D’ailleurs les paroles de plusieurs refrains étaient projetées dans un grand écran derrière lui, pour que les FMEois puissent suivre en chœur. Debout sur une planche de surf transportée par la foule, sous un grand parachute qui englobait les festivaliers, Rich Aucoin a fait en sorte que chaque chanson soit un spectacle en soi. Il n’a manqué aucune occasion pour descendre de la scène et rejoindre les spectateurs dansants et impressionnés par son énergie incessante. À la fin de sa performance, il a projeté son numéro de téléphone sur l’écran géant pour transmettre son album gratuitement à tous ceux qui lui envoyaient des messages textes.

Crédit photographique: Andrea Valeria
Miracles, installé plus loin sur une petite scène, a également fait danser avec ses chansons franco-rock. Quelques spectateurs enthousiastes ont même fait du body surfing sur la foule.
À minuit, les Slingshot Brothers se sont emparé de la scène du Diable Rond. Originaire de Rouyn-Noranda, ils étaient fiers de se donner en spectacle et d’être sur la programmation d’un festival qu’ils chérissent tant. Pif Paf Hangover les ont suivis, avec la même fibre rockeuse, et ont même repris quelques couplets de chansons des Beatles.

Crédit photographique: Andrea Valeria
Au cabaret de la dernière chance, Dany Placard chantait à une salle bondée. Il présenta beaucoup de nouveau matériel à la foule très réceptive.
Bref, c’est dans une atmosphère fébrile que les festivaliers provenant d’un peu partout au Québec ont dansé aux rythmes des premières performances musicales du festival.
——
Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue se déroule du 28 au 31 août.
Pour la programmation complète c’est ici.
Article par Andrea Valeria – Étudiante en journalisme, latino-abitibienne, amatrice de culture, globetrotteuse, mélomane et joueuse de ukulélé à ses heures.