Il n’y a pas à dire, la planète folk se porte bien. Nouveau venu sur cette scène pour le moins dynamique, le groupe Milo Greene est monté sur les planches du Divan Orange dimanche, afin de défendre les pièces de leur premier album éponyme. Spectacle présenté dans le cadre du Montreal Electronique Groove (MEG), le groupe était attendu de pied ferme par une foule enthousiaste.

Pro et cons du professionnalisme
D’un professionnalisme surprenant étant donné le jeune âge de la formation, Milo Greene nous a offert une performance musicale impeccable. Leurs sons limpides et amples, tout comme leurs riches harmonies vocales, font en sorte qu’ils possèdent de belles qualités qui, à en juger par la réaction d’une bonne part du public, savent plaire aux amateurs de folk.
Seulement voilà, nous sommes au cœur de ce qui peut décevoir : si le groupe est, d’un point de vue technique irréprochable, il ne démontre pas une originalité particulière. Je n’ai eu de cesse, tout au long du spectacle, de faire des liens avec d’autres, ayant surtout l’impression de me frotter à une formation qui sait (très bien) suivre la recette. Les mélodies de Milo Greene, tout comme leurs harmonies vocales, me semblaient souvent presque calquées sur celles d’Angus & Julia Stone, mais sans le supplément d’âme du duo australien. Sans cette authenticité, sans cette charmante fragilité, qui permet à bien des artistes folks de transcender le style malgré une maitrise technique souvent moins approfondie que celle de Milo Greene.
En résumé, un groupe solide, plein de potentiel, mais qui devra creuser un peu plus s’il veut se démarquer et étendre son public au-delà du cercle des admirateurs invétérés de folk.
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Cet article est le premier d’une série couvrant divers événements présentés dans le cadre du MEG.
Le MEG se poursuit jusqu’au dimanche 5 août. Pour plus d’information sur la programmation, cliquez ici.
Article par Gabriel Vignola. Il aime le gros son, mais aussi la délicatesse… Le verre ciselé par l’orfèvre… Il aime qu’on se lance, qu’on s’attrape et qu’on s’arrête, devant une toile, un livre ou un panneau de signalisation.