Place à la relève pour la 19e édition des Francouvertes. Entrevue avec Keith Kouna

Jusqu’au 3 novembre prochain, la période d’inscriptions pour la 19e édition des Francouvertes bat son plein. Au total, 21 participants…
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Jusqu’au 3 novembre prochain, la période d’inscriptions pour la 19e édition des Francouvertes bat son plein. Au total, 21 participants sont recherchés pour l’événement qui se tiendra en février 2015 et qui octroiera au grand gagnant la bourse SiriusXM Radio, d’une valeur de 10 000$. L’Artichaut Magazine a obtenu une entrevue avec Keith Kouna, co-porte-parole de la présente édition avec Fanny Bloom, qui a accepté de répondre aux questions avec une franchise désarmante.

Crédit photo Fanny Bloom: Christine Grosjean Crédit photo Keith Kouna: Nic Cantin
Crédit photographique Fanny Bloom: Christine Grosjean
Crédit photographique Keith Kouna: Nic Cantin

Artichaut Magazine: Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à accepter d’être porte-parole pour la présente édition des Francouvertes?

Keith Kouna: On me l’a demandé et j’ai dit oui. Je n’avais pas de raison spécifique hormis le fait que c’est un concours auquel j’ai déjà participé. La formule est intéressante. Je n’avais aucune raison de ne pas accepter. En même temps, c’est ma première expérience de porte-parole. Je suis en pleine recherche d’endroits où être porte-parole. Je veux devenir hyper-engagé, trouver des causes, être porte-parole pour tout (rires).  Plus sérieusement, c’est le concours le moins «péteux», le moins  fancy. C’est aussi l’un des moins chers auxquels on peut s’inscrire. La formule est cool. J’aime bien la feuille de route de ce concours: ça fait un bout de temps qu’il existe et qu’il subsiste. C’est l’un des seuls concours de musique émergente à Montréal. Et c’est le plus connu.

A.M.:  Le fait d’être porte-parole vous rappelle-t-il des souvenirs, étant donné que vous-même avez été finaliste du concours en 2003?

K. K.: C’était la belle époque du début des Goules, et il y avaient les Breastfeeders et Syncope en finale. C’était le début de notre groupe. On avait un album autoproduit et pleins de souvenirs sont liés à cette merveilleuse époque effervescente et dynamique.

A.M.: Est-ce que votre participation au concours a eu un impact sur votre carrière musicale? 

K. K.: C’est dur à dire. Peut-être au niveau de la conscience? Je ne pense pas que cela ait eu un immense impact. On est tout de même restés indépendants et en autoproduction pour le reste de notre parcours avec Les Goules. Donc, les impacts ont été plus au niveau de la confiance, de la visibilité et du plaisir. De la crédibilité aussi, peut-être. Ça a bien changé, les Francouvertes, depuis le temps.

A. M.: Justement, quels impacts pensez-vous que le concours peut avoir sur la carrière des auteurs-compositeurs sélectionnés, dans le contexte d’aujourd’hui ? 

K. K.: J’ai l’impression qu’avec le temps, l’impact du concours est de plus en plus grand.  Il y a les prix, bien sûr, qui sont de plus en plus intéressants, mais je pense aussi que la visibilité est encore plus grande. C’est un peu devenu un incontournable. Si un artiste est sélectionné pour faire les Francouvertes, il a un beau projecteur sur lui pendant la durée du concours. Cela prend de plus en plus d’importance et intéresse de plus en plus d’auteurs-compositeurs qui sont rendus à une étape où ils veulent progresser.

A. M.: Quels conseils donneriez-vous aux candidats sélectionnés pour la présente édition ?

K. K.: Allez y à fond. Croyez-en ce que vous faites. Ayez du plaisir et cassez la baraque. Ce que j’ai toujours trouvé un peu dommage des concours, c’est qu’on a peu de temps pour installer une ambiance et charmer les gens. Donc, il faut y aller à fond et avoir un bon répertoire.

A. M.: Les Francouvertes étant un concours d’expression francophone, quel est votre avis sur la qualité du français dans le répertoire de la chanson québécoise ?

K. K.:  On a la chance, au Québec, d’avoir un français qui offre beaucoup de possibilités. Je ne prône pas l’utilisation d’un français plus normatif, plus international. Si, au cours du processus de création, le français se mélange à autre chose, tant mieux, si c’est bon. Mais il faut que ce soit pertinent. Le français demeure quand même la langue de composition. Je suis vraiment pour le fait qu’on s’amuse davantage avec la langue.

Les Francouvertes ont accueilli au fil des ans des auteurs-compositeurs-interprètes tels que les Soeurs Boulay, Bernard Adamus, et Damien Robitaille. Le concours sert de tremplin aux artistes qui s’investissent dans la musique francophone. Plusieurs font aujourd’hui partie du paysage culturel québécois.

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Les inscriptions aux Francouvertes se déroulent du 15 septembre au 3 novembre 2014. Vous trouverez le formulaire de participation sur francouvertes.comAllez jeter un coup d’oeil à la musique de notre interviewé et de sa co-porte-parole. 

Article par Leïla Jolin-Dahel. Étudiante en journalisme, musicienne, mangeuse compulsive de brownies et amatrice de culture sous toutes ses formes.

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