Coup de coeur francophone. Entrevue avec la pétillante Safia Nolin

Jeudi le 13 novembre au Club Soda, Safia Nolin a fait la première partie de la chanteuse Salomé Leclerc dans…
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Jeudi le 13 novembre au Club Soda, Safia Nolin a fait la première partie de la chanteuse Salomé Leclerc dans le cadre de la 28e édition du Coup de cœur francophone. Découverte au Festival international de la Chanson de Granby en 2012, elle a depuis signé un contrat avec la maison de disques Bonsound, avec qui elle a lancé en mai dernier un EP éponyme en format vinyle. L’Artichaut a obtenu une entrevue sympathique avec celle qui se décrit à la blague comme une auteure-compositrice-interprète déprimante.

Crédit photographique: Zahia Nolin
Crédit: Zahia Nolin

A.: Comment vois-tu l’opportunité de faire partie de l’événement du Coup de cœur francophone cette année?

S. N.: C’est vraiment le fun parce que j’ai l’impression que c’est vraiment bien organisé et il y a plein de spectacles partout. C’est une super belle opportunité de pouvoir jouer dans des salles vraiment cool et de voir plein de bons spectacles.

A.: Qu’est-ce qui t’a motivée à composer des chansons au départ?

S. N.: Quand j’avais à peu près 17 ans, j’ai eu envie de jouer de la guitare et j’ai commencé à faire des covers. Un moment donné, j’ai commencé à ne pas me sentir bien et j’ai essayé d’écrire une chanson pour aller mieux et ça a marché (rires). C’est pour ça que mes chansons sont toutes tristes. Pour moi, c’est le meilleur moyen d’extérioriser la peine.

A.: Comment décrirais-tu ton processus créatif?

S. N.: J’écris pas mal les paroles et la musique en même temps. Je n’ai jamais terminé un texte et une musique de chanson à un moment différent. Je trouve des accords, je jamme un peu, je chante et ça vient tout seul. Je ne retravaille jamais mes compositions, mais je devrais sûrement.

A.: Quelles sont tes principales influences?

S. N.: Il y a plusieurs groupes, comme Grizzly Bear et Dallas Green, qui m’ont vraiment donné envie de faire de la musique. Mais quand j’ai commencé à écouter de la musique en français, c’étaient des groupes comme Karkwa, Malajube, et je me suis dit que ça se pouvait de faire de la musique en français. Ces groupes-là sont super inspirants, je les écoute encore beaucoup. Il y a de nouveaux groupes qui sortent des albums et qui sont vraiment bons, mais plein de groupes que j’ai écoutés par le passé m’inspirent encore maintenant.

A.: Tu as lancé un 45 tours en mai dernier qui comporte les chansons Igloo et La laideur. Penses-tu éventuellement lancer un album complet?

S. N.: Oui, en fait, j’entre en studio en décembre pour enregistrer l’album qui devrait sortir au printemps. Il devrait comprendre douze chansons, mais rien n’est encore décidé. On est pas mal en train de mettre en place l’équipe, en ce moment.

A.: Tu as collaboré avec le rappeur Koriass. Comment as-tu trouvé l’expérience d’aller vers un genre de musique assez différent de ce que tu fais en solo?

S. N.: C’est vraiment le fun! J’aimais déjà à la base ce qu’il faisait. On ne fait pas du tout la même chose. Ce sont deux mondes complètement différents, mais en même temps connectés. Les fois où j’ai chanté «notre collaboration» dans ses spectacles, c’était fou, son public est vraiment fidèle. Moi, je fais des tounes déprimantes mais, dans les spectacles de rap, c’est vraiment différent. C’était vraiment cool et je me suis fait des amis. Je le referais n’importe quand.

A.: À quoi peut s’attendre quelqu’un qui te découvre en spectacle?

S. N.: Ça risque d’être vraiment déprimant (rires) et pas mal triste. Mais j’essaie d’avoir du fun. Quand je parle et que je ne suis pas trop gênée, j’ai beaucoup de plaisir, donc ce n’est pas tout le temps déprimant. Ça peut être nice, mais triste en même temps.

A.: Donc, ce serait comme un dialogue intime avec ton public?

S. N.: C’est plus comme un party! Un chilling triste!

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Safia Nolin a fait la première partie de Salomé Leclerc le jeudi 13 novembre au Club Soda. Elle a été en spectacle à Longueuil le 21 novembre, et le sera à nouveau à Beloeil le 4 décembre, à Ste-Geneviève le 5 décembre et à Bécancour le 6 décembre. Allez jeter un coup d’oeil à son site web. Vous pouvez écouter ses compositions ici.

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Article par Leïla Jolin-Dahel. Étudiante en journalisme, musicienne, mangeuse compulsive de brownies et amatrice de culture sous toutes ses formes.

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