C’était la grande ouverture de la 40e édition du Festival du Nouveau Cinéma hier (FNC pour les habitués) et encore cette année, la programmation donne l’eau à la bouche – mais pas pour les mêmes raisons que dans la chanson de Gainsbourg. Du 12 au 23 octobre, les cinéphiles auront la chance de se jeter dans la gueule du loup – celui de la publicité, la ligne jaune, vous savez – et de voir des films uniques, de grande qualité et inévitablement « nouveaux ». Le N oblige.
Je vous invite à consulter la programmation du FNC, car mon simple avis ne peut suffire à représenter tout ce qui vous est proposé par le festival. Le choix est vaste et il y en a pour tous les goûts. Pour ma part, Shame de Steve McQueen (à ne pas confondre avec l’acteur) reste un incontournable. McQueen a gagné la caméra d’or à Cannes pour son premier film, Hunger, un film percutant, d’une grande intelligence et qui démontre une grande audace.
Nuit #1 d’Anne Émond, sera aussi, à mon avis, un des films à voir. Il s’agit du premier long métrage de la réalisatrice québécoise qui revient tout juste du TIFF à Toronto, où d’ailleurs son film a connu un bon succès. Le documentaire Louis Martin, journaliste de Louis Bélanger et Décharge de Benoit Pilon sont aussi des films québécois à mettre sur votre liste.
Les courts métrages sont aussi à l’honneur. La série Carte blanche est une initiative du festival et consiste en dix réalisateurs qui ont chacun réalisé un film de quatre minutes sur un sujet libre. Parmi eux, Denis Côté, Sophie Deraspe, Rodrigue Jean et un certain Denis Villeneuve. Les films seront présentés tout au long du festival, éparpillés un peu partout dans la programmation. Vous pourrez aussi les visionner sur le site Internet du FNC ou de TV5.
Le festival propose aussi des hommages/rétrospectives de plusieurs artistes, acteurs ou critiques ayant œuvré dans le cinéma. Ne manquez pas à ce sujet la présentation de Le temps retrouvé, d’après le roman de Marcel Proust, en honneur à l’une des grandes figures intellectuelles chiliennes, Raúl Ruiz.
Des évènements festifs auront lieux tous les jours au quartier général du festival, l’agora Hydro-Québec du Cœur des Science de l’UQAM : installations, conférences, œuvres interactives et projections d’œuvres. Le grand Win Wenders présentera son dernier film, PINA (en 3D) et sera accompagné de ORA, un film en thermographie 3D. Dans un tout autre ordre d’idées, trois DJ se relayeront durant les dix nuits du festival pour vous chauffer les fesses jusqu’aux petites heures du matin – et on trouvera aux belles louves les traits quelque peu tirés.
Au final, un début du mois d’octobre qui s’annonce fort intéressant, mais détrompez-vous, ce court texte n’est en rien représentatif de tout ce qui est possible de voir et de faire durant le festival. Ce n’est en fait que de la pointe de l’iceberg. Rendez-vous sur le site Internet et sur le site du festival pour découvrir toute l’ampleur de cette 40e édition du FNC.
Pour ma part, j’écrirai tout au long du festival sur artichautmag.com des critiques sur les films et évènements auxquelles j’aurai assisté.
Pour la programmation complète, c’est par ici: http://www.nouveaucinema.ca/programmation2011
Article par Mathieu Rolland. Centipède urbain qui se questionne actuellement sur l’aspect inéluctable de l’échec à travers l’archétype du voyou.
