Écritures mélancoliques. Adventure can be found anywhere, même dans la mélancolie

À partir de vendredi prochain et pendant une semaine seulement, six artistes de performances investiront la Galerie Leonard & Bina…
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À partir de vendredi prochain et pendant une semaine seulement, six artistes de performances investiront la Galerie Leonard & Bina Ellen dans le cadre d’Adventure can be found anywhere, même dans la mélancolie, une exposition explorant la lecture comme acte performatif et outil de création. C’est Le Livre de l’intranquillité, publication posthume de l’auteur portugais Fernando Pessoa, qui leur servira de point de départ.

La forme précise, certainement évolutive, que prendra l’exposition Adventure can be found anywhere, même dans la mélancolie reste pour l’instant inconnue. L’Artichaut magazine publiera au début novembre un compte-rendu critique de l’évènement, rédigé par l’un de nos collaborateurs dont les intérêts de recherche pointent précisément vers les relations littérature-arts visuels, de même que sur la performativité de l’écriture.

PME-ART, Adventure can be found anywhere, même dans la mélancolie, 2014. Crédit photogrpahique: Christian Bujold.
PME-ART, Adventure can be found anywhere, même dans la mélancolie, 2014. Crédit photogrpahique: Christian Bujold.

Co-produite par le groupe PME-ART et la Galerie Leonard & Bina Ellen, l’exposition est présentée en association avec l’Usine C dans le cadre du Festival actOral, dont la présente édition comprend un volet spécial offrant l’occasion d’une collaboration spéciale entre les villes de Marseille et Montréal. Le volet montréalais, qui débutait le 21 octobre pour se terminer le 1er novembre prochain, propose une riche programmation tournant autour des nouvelles formes d’écriture contemporaines francophones. L’évènement se veut un lieu de rencontre entre différentes disciplines artistiques performatives – comme la musique, la danse et l’«art action» – et la littérature, menant à l’exploration de formes d’écritures plurielles.

Installés autour d’une grande table, les artistes Claudia Fancello, Marie-Claire Forté, Nadège Grebmeire Forget, Adam Kinner, Ashlea Watkin et Jacob Wren s’attèlerons à un travail de réécriture à six mains qui se déroulera devant public. Considéré comme le chef-d’œuvre de son auteur, Le Livre de l’intranquilité est constitué de fragments écrits entre 1913 et 1935. Il est attribué à Bernardo Soares, un des nombreux hétéronymes de Fernando Pessoa (1888-1935). Bien sûr, la question de la fragmentation résonne ici très nettement et dans de nombreuses facettes à la fois de l’œuvre de Pessoa et du projet de Adventure… Écrit comme un journal intime à partir d’une identité d’auteur forgée de toute pièce, le livre sera réinterprété en six versions par autant d’artistes ayant chacun des pratiques multidisciplinaires distinctes. Ainsi, rien n’est probablement moins certain que le fait que cette réécriture de l’«intranquilité» passe effectivement par l’écrit; c’est l’aventure qui nous le dira.

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Le vernissage de Adventure can be found anywhere, même dans la mélancolie aura lieu le 23 octobre, à 17h. L’exposition se tiendra du 24 octobre au 1er novembre 2014 à la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia, situé au 1400 boul. de Maisonneuve Ouest, espace LB 165. Un événement de clôture aura lieu le dernier jour de l’exposition, à 15h.

Article par Gabrielle Desgagné-Duclos. Le chemin qui l’a menée à l’histoire de l’art lui a d’abord fait faire un détour par la pratique de la musique et les études en lettres. Fascinée par les arts visuels, pour lesquels elle n’a d’ailleurs aucune disposition personnelle, elle préfère observer les créateurs et leurs objets, pour ainsi s’offrir en témoin de leur éloquence.

Artichaut magazine

— LE MAGAZINE DES ÉTUDIANT·E·S EN ART DE L'UQAM