
Comme à chaque soir, plusieurs spectacles gratuits ont eu lieu à Rouyn-Noranda dans le cadre des 5 à 7 découvertes. À l’Abstracto, David Marin a charmé la foule avec ses textes accrocheurs et ses blagues spontanées. En même temps, à la brasserie artisanale le Trèfle Noir, Dan Thouin Organ Trio a fait taper du pied le public qui, bière à la main, écoutait les envolées jazz attentivement. Guillaume Trottier, abitibien d’origine, a présenté ses compositions au bar le Groove, devant des spectateurs qui en redemandaient encore.

Crédit photographique: Andrea Valeria
Les shows surprises sont en quelque sorte la marque de commerce du FME. Chaque année, des endroits inusités sont envahis par la musique et les festivaliers ont pu en témoigner encore une fois pendant les quatre jours de l’évènement. Dimanche, c’était au tour de Laetitia Shériff de prendre d’assaut le restaurant Morasse Poutine, un lieu inévitable pour tous les FMEois. Présente au 5 à 7 le jour précédent, quelques curieux se sont empressés d’aller la voir sous le conseil de plusieurs. Sa voix sulfureuse, aux inspirations rock, raisonnait bien dans le stationnement du restaurant. «Qui s’est pris une bonne cuite hier soir?», a-t-elle dit en levant la main. Accompagnée d’un batteur et d’un bassiste-claviériste qui avaient une énergie du tonnerre, elle a su séduire le public.

Crédit photographique: Andrea Valeria

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Le spectacle de fermeture est toujours un grand moment attendu des festivaliers. Malgré la chaleur étouffante, c’est dans une salle comble que Laurence Helie a livré une prestation apaisante, qui a fait vibrer la vieille église avec ses falsettos. Ensuite, c’est Owen Pallett qui a impressionné la foule avec son violon, qu’il enregistrait successivement sur une pédale à séquences. Puis, Daniel Bélanger a chanté Sèche tes pleurs en chœur avec un public déjà amouraché. Il s’est laissé aller en racontant plusieurs blagues et histoires, plus folles les unes que les autres, tout en présentant des chansons classiques de son répertoire, comme des plus récentes.
C’est le groupe Ought, composé de quatre jeunes membres montréalais, qui a fait bouger le Cabaret de la dernière chance dans une musique rock grandement inspirée des années 1960-1970. Le chanteur hypnotisait les spectateurs avec son déhanchement et ses pas de danse originaux.

Crédit photographique: Andrea Valeria
Le FME a su conclure avec brio cette douzième édition et a apporté plusieurs festivaliers dans un monde imaginaire qu’ils ont, sans aucun doute, tous hâte de retrouver l’année prochaine.
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Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue s’est déroulé du 28 au 31 août 2014.
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Article par Andrea Valeria – Étudiante en journalisme, latino-abitibienne, amatrice de culture, globetrotteuse, mélomane et joueuse de ukulélé à ses heures.